Les hommes pleurent parfois
On me l’avait bien dit et j’ai douté pourtant
Je le croyais solide, puissant et aguerri
Mais j’ai trouvé ici une âme bien attendrie.
J’ai recueillis les larmes qu’il cachait prudemment.
On me l’avait bien dit, mais j’ai fermé les yeux
Je ne voulais pas croire qu’il pouvait déborder
De ces flots regorgeant de sensibilité
Dans l’instant partagé qui le mène aux aveux.
On me l’avait bien dit que je tendrai la main
Et que l’âme meurtrie, je prêterai mon épaule
Pour que tu y déverses cette pleine coupole
Qui déborde parfois de perles de chagrin.
Et je m’étais promis qu’à ce jour arrivé
Je briderai mon âme pour ne pas déverser
Un soupir sur ta vie.
Mais je savais aussi qu’à beaucoup partager
On se risque à l’attache qui rend nos cœurs légers
Et j’ai pleuré aussi…